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"En ce moment, la panthère retourna la tête vers le Français et le regarda fixement sans avancer. La rigidité de ses yeux métalliques et leur insupportable clarté firent tressaillir le Provençal, surtout quand la bête marcha vers lui; mais il la contempla d’un air caressant, et, la guignant comme pour la magnétiser, il la laissa venir près de lui; puis, par un mouvement aussi doux, aussi amoureux que s’il avait voulu caresser la plus jolie femme, il lui passa la main sur tout le corps, de la tête à la queue, en irritant avec ses ongles les flexibles vertèbres qui partageaient le dos jaune de la panthère. La bête redressa voluptueusement sa queue, ses yeux s’adoucirent; et, quand, pour la troisième fois, le Français accomplit cette flatterie intéressée, elle fit entendre un de ces ronron par lesquels nos chats expriment leur plaisir; mais ce murmure partait d’un gosier si puissant et si profond, qu’il retentit dans la grotte comme les derniers ronflements des orgues dans une église. Le Provençal, comprenant l’importance de ses caresses, les redoubla de manière à étourdir, à stupéfier cette courtisane impérieuse."
Médiatation d’Oriane (crayon de papier rose): c’était un jeune soldat français qui, lors d’une de ces «missions» non-officielles comme aimait en ordonner mon mari qui s’était égaré dans la jungle et que l’armée a cru quelques temps perdu. Quand un hélicoptère le retrouva quelques jours plus tard, il raconta une anecdote semblable à celle-ci d’une rencontre avec une jeune lionne et, en effet, ceux qui le retrouvèrent attestèrent qu’il semblait adopter par une lionne qu’il leur interdit de tuer. Une forme exotique de zoophilie?…
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